Je suis une putain de feignasse et ma muse est une biatch

Aujourd’hui, presque pas de lol mais un post tout en sensibilité qui me permet d’exprimer mon côté pouffiasse du web.

Alors résumons un peu : deux articles rendus pour le site de Science et Vie Junior, deux autres en cours de réécriture pour le magazine papier, un autre sujet en préparation pour lequel il faut que je trouve de la documentation, un reportage en préparation pour Brain qui va avoir lieu dimanche matin et enfin la préparation d’un gros dossier pour Geek magazine. Oui bon je donne l’impression d’être un méga pigiste qui a plein de taf mais en fait c’est un gros mensonge. Tout d’abord, relativisons. L’ensemble de ces papiers représente environ une masse de quelques centaines de milliers de signes qui vont probablement me rapporter moins que le smic (et encore, réparti sur plusieurs mois parce que là où n’y a pas de retard de paye, il n’y a pas de plaisir). Ensuite, l’ensemble de ce taf est réparti sur plusieurs semaines ce qui me laisse largement le temps de :

A trouver d’autres sujets à proposer
B finir mon travail dans les temps

Sauf que, et c’est mon petit drame perso, je suis une grosse feignasse. En fait pour être plus précis je fais partie de l’espèce des procrastinateurs. Un petit tour sur Wikipédia vous apprendra que ce mot désigne ceux qui n’arrivent pas à se mettre au travail et qui reportent toujours tout au lendemain. Vous voulez une preuve ? Au moment où j’écris ces lignes j’ai deux papiers urgents à traiter et pourtant je n’avance pas dessus. C’est un putain de fléau quand on est pigiste car on doit bien sûr rendre ses papiers à l’heure. C’est d’ailleurs l’un des rares adages de journaliste qui m’est resté de ma formation : « un bon papier est un papier rendu à l’heure » (un conseil aussi avisé et débile que « un bon journaliste est un journaliste qui publie »)

Heureusement, il m’arrive assez rarement d’être complètement à la bourre. D’abord parce je me débrouille pour finir et ensuite parce que mes différents rédac chefs sont sympa et prévoient généralement une date de rendu en avance (oui c’est une des règles secrètes que s’échangent les rédac-chefs entre eux, à savoir, donner une fausse date de rendu en prétextant l’urgence alors qu’ils ont au moins deux semaines de sécurité derrière). Dans les pires des cas il me suffit de gentiment prévenir que le papier aura quelques jours de retard pour avoir le temps de finir.

A bien y réfléchir, mon problème est plus complexe que ça. Je pense que je n’aime pas être à la bourre mais j’aime accumuler du taf. Quand on est en indépendant, c’est toujours rassurant de se dire que l’on a du travail pour au moins trois à quatre semaines. C’est même tellement rassurant que l’on fait tout pour garder cette sensation. Du coup on trouve toujours mieux à faire que de travailler sur ses articles. Le pire c’est qu’à force de regarder des épisodes de docteur Who ou bien de passer une heure à mater du lolcat, notre cerveau refuse de travailler quand on tente de lui mettre un coup de pied dans le fondement. On se retrouve alors comme un con devant sa page blanche en train de se dire « par quoi je vais bien pouvoir commencer ».

C’est ici qu’entre en scène Dame Gamberge, la muse des journalistes. Au lieu de faire son travail correctement en te soufflant à l’oreille le début de ton article qui, cette fois-ci c’est sûr, va te faire gagner le prix Pulitzer (au moins) , cette biatch reste muette, refusant de te céder le moindre chapô pour commencer ton papier. De guerre lasse, je me retrouve à faire les cent pas devant mon texte (comprenez, je laisse Word ouvert et part en direction d’un aspirateur à neurone quelconque comme cette image de pingouin).

Mais ce n’est pas tout. Alors que l’horloge sonne ses 19h30 et que de guerre lasse je m’apprête à éteindre l’ordi histoire de préparer à bouffer, Dame Gamberge émerge enfin de sa sieste et commence à me souffler des trucs à l’oreille. Résultat des courses : une journée à rien foutre et une soirée à écrire sans m’arrêter. Des fois, histoire de corser encore un peu plus la chose, elle me laisse t’endormir pour te réveiller à 2h du mat avec plein d’idées dans la tête qu’il faut ABSOLUMENT noter sous peine de te retrouver comme un con le lendemain.

Bref dans ces conditions il n’est absolument pas étonnant que mes parents me demandent quand est-ce que je vais trouver un travail sérieux. Bon allez faut que je vous laisse et je retourne bosser… Ah tient, y a des promo sympas sur Steam. Why god why !?

A propos David-Julien Rahmil

Infiltré dans le milieu du journalisme, je vous ouvre mon coeur et entreprend une exploration de cette profession tellement magique.
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Un commentaire pour Je suis une putain de feignasse et ma muse est une biatch

  1. Samantha dit :

    David-Julien Rahmil, je vous t’aime! Votre-ton blog me décomplexe, moi feignasse devant l’éternel ! Je ne sais bosser que dans l’urgence et quand il faut vraiment s’y mettre je me dis « Putain, mais t’es trop conne ! » et pis je fais pareil la fois d’après… Heureusement que Grey’s anatomy et Desperate H.ne diffusent plus rien en streaming après l’épisode 6 de la saison 8 parce que sinon j’y serais encore… et la sieste de l’après-midi, c’est tellement bon que parfois je l’a fais même de 19h à 20h et du coup je bosse jusqu’à 4 heures du mat, en nuisette et chaussettes en pilou ! Mes parents ont aussi du mal à comprendre…

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