Des journalistes et des hommes

Salut, ça va ? ça fait une paye que je n’ai pas posté ici alors on va dépoussiérer un peu.

En attendant la troisième partie du petit guide du pigiste crevard, pourquoi ne pas jeter un œil aux scribouillards que j’aime bien. Car après tout, si la théorie a du bon, notre belle jeunesse aspirante au métier de journaliste doit aussi trouver l’inspiration dans des cas concrets.

Aujourd’hui nous allons donc parler d’Hamilton Morris, réalisateur de documentaires et journaliste filiforme pour le réputé Vice magazine. Pour vous faire une idée, voici le jeune homme avec ce qui semble être une superbe tête de cochon délicatement placée en cache sexe.

Si vous vous demandez quel cursus il faut choisir pour devenir grand reporter, dites-vous qu’avec un peu de malice et une bonne scie à os, vous pouvez devenir aussi génial que ce mec.

Hamilton pourrait facilement être décrit comme un drogué notoire et le pire c’est qu’il ne s’en cache même pas. Au fil de ses reportages au bout du monde cette version très maigre de Tintin part à la recherche de la défonce parfaite. Amanite tue mouche en Island, Tetrodotoxin (la poudre des zombies) à Haïti, ou bien philosopher stone à Amsterdam, aucune substance ne lui échappe.

Mais plus que le plaisir de voir un mec approcher des produits que tes parents (et la loi) t’ont formellement interdit de prendre, les reportages d’Hamilton sont une invitation à la découverte de la conscience humaine, de la chimie et des rites qui accompagnent la prise de ces substances. Guidés par sa démarche nonchalante, sa voix grave et ses textes très bien écrits, on a l’impression d’absorber des petites pilules de connaissance brute.

Avant d’être reporter, Hamilton est ce que l’on pourrait appeler un hipster psychonaute, c’est à dire un mec qui connaît bien plus de choses que toi sur la drogue. Etudiant en chimie, il travaille avec l’expert en psychédéliques Nicolas Langlitz et fréquente les forums d’Erowid.org, où il poste ses trips reports, c’est à dire des textes décrivant les effets et le trip induits par une drogue. Contrairement aux grands penseurs de la drogue culture des années 60 comme Timoty Leary (qui a finit par virer mystique), Hamilton n’oublie jamais son but premier, à savoir la recherche scientifique par l’expérience sur soi même.

Dans ses documentaires, on retrouve aussi la patte artistique de Vice qui met en avant les journalistes en les filmant et n’hésite pas à montrer à quel point un reportage peut foirer. Je vous conseille particulièrement de regarder Sapo Diaries, son reportage au long court dans la forêt amazonienne où notre maigrichon cherche une grenouille hallucinogène pendant plusieurs jours. Plus qu’un reportage, il s’agit là d’un véritable cours sur la persévérance et la débrouillardise journalistique.

D-jR

A propos David-Julien Rahmil

Infiltré dans le milieu du journalisme, je vous ouvre mon coeur et entreprend une exploration de cette profession tellement magique.
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9 commentaires pour Des journalistes et des hommes

  1. David-Julien Rahmil dit :

    En bonus : une interview du monsieur posté sur son blog : http://hamiltonmorris.blogspot.com/2010_03_01_archive.html

  2. Fennec Mulder dit :

    Nawak. Larry a pas finit mystique il l’est devenu a son premier sucre au LSD. Etre mystique c’est sentir/voir/ ressentir/pressentir des choses qui n’existent pas dans le domaine empirique. Et prendre des hallucinogènes? Bah c’est pareil…

    Sinon les ethnopsychiatries en carton d’Errowid, bof bof.

    Allez comme t’as à moitié fait ton boulot feignasse je vais te donner un nom, un seul : alexander shulgin. Je te prendrait bien la main vers Wikipedia mais t’es quand même capable d’aller chercher toi-même? Si t’as déjà pris un cacheton ya un bon 80% de chance que t’as bouffé une molécule synthétisée par tonton Shulgin. Bien sur lui il se trimbale pas avec une tete de porc sur le zob, et c’est ptet mieux comme ça. Et aussi, sa molécule de Fentanyle est fausse. Si tu gobes ça tu meurs. Vla le chimiste.

    • David-Julien Rahmil dit :

      « comme t’as à moitié fait ton boulot feignasse »

      Merci monsieur Troll, tu as presque faillit m’avoir.

      • Fennec Mulder dit :

        Mouimouimoui, les gens qui t’apportent des nouvelles informations constructives et se foutent de VICE sont des trolls. Pendant que tu es sur Wikipedia, va voir la définition du troll. Sur ce je te laisse avec tes 2 lecteurs et demi, j’ai un elf à désosser sous un pont.

        Ps: Tu as pensé à devenir attaché de presse? C’est presque comme journaliste et faut moins réfléchir.. Bon tu tutoieras de fait des connards sinistres qui lisent les Inrocks mais la vie est une question de choix.

      • David-Julien Rahmil dit :

        Bon allez je me risque à te répondre, histoire de…
        Bon d’abord, je défend pas Vice, même si j’avoue bien aimer leurs reportages vidéo/écrit. Si j’ai parlé d’Hamilton Morris, c’est moins pour faire son apologie ou celle de la drogue que pour décrire un exemple de ce que peut-être un reporter un peu hors normes. Après tu as totalement le droit d’être en désaccord avec ce qu’il fait et ce qu’il dit sur les substance hallucinogène, c’est pas le débat.

        Si je te traite de troll c’est bien parce que tu ne mérites que ça. Entre tes insultes dés ton premier post et le ton méprisant que tu emploies dans MON espace d’expression, tu devrais déjà être content que je valide ton commentaire. Après je suis totalement ouvert à ce que mes lecteurs apportent plus d’infos ou me corrigent si je me plante, je ne prétend pas être un spécialiste de la culture drogue. Tu es juste invité à le faire de façon correcte. Et si t’es pas content tu peux retourner sous ton pont bouffer des fées (au passage j’aime bien ton humour, comme quoi tu peux écrire autre chose que des choses méprisantes).

        Sur ce, moi et mes deux lecteurs et demi on retourne à des activités plus constructives.

        INTERNET, SERIOUS BUSINESS !

  3. Padre dit :

    Je connais cet homme, je suis le Fada Scully qui l’a aiguillé vers ton blog. Et cet homme est d’une susceptibilité rare quand Hunter S. Thompson est sur la page d’accueil. Car cet homme, c’est Gonzo (oui le Muppet, oui il y a un jeu de mot).

    Néanmoins, sur le fond, cet homme a raison de se mettre en colère sur ce sujet (je lui avais envoyé le lien pour la globalité de ton blog que je trouve intéressant) car ce sujet est réducteur et naïf. Découvrir la prise de drogue volontaire par le biais d’un gamin un peu perché c’est oublier que le petit monde la chimie a avancé grâce à ce genre de méthodes (on te rappel Shulgin mais quid d’Hoffman?) et qui sont de vieux pépés respectables (oui bon Burroughs est mort à 83 ans mais n’est pas respectable).

    Alors, l’homme révolté qui fait office de troll, se sent biaisé d’assister aux étales d’un enculeur de mouch…de cochon comme épicentre de l’empirisme hallucinogène (et ce n’est pas une référence à Leary lancé de façon tout à fait triviale à la plèbe qui rattrape le fond). Car ce gamin a quand même tous les atours du stéréotype (cadavérique, allumé, jeune fils a papa).

    Toute fois, je ne suis pas aussi vindicatif que mon con-frère et je continuerai à lire ton blog avec curiosité, c’est quand même plus intéressant que Technikart.

    Cordialement.

    • David-Julien Rahmil dit :

      Pfiou, beaucoup trop de chose à dire dans un simple commentaire, du coup je promet de répondre à ça avec un autre billet sur la drogue culture (entre deux communiqués de presse). Il est évident qu’Hamilton n’est pas « l’épicentre de l’empirisme hallucinogène » mais j’aimerai bien savoir ce que vous lui reprochez. Non parce que il n’y a pas beaucoup de personnes qui produisent des reportages sur la culture des enthéogènes. Après je ne suis pas chimiste, donc je n’ai aucun moyen de vérifier la véracité de ce qu’il dit.

  4. Padre dit :

    Le problème c’est l’abstention.

    Quand aucun candidat ne te correspond, que dois tu faire ? Voter pour le moins pire ? Voter au pif ? Ne pas voter ? Ou voter blanc ?

    Si tu as compris l’analogie, je te donnerai les clé pour décrypter la pub Peugeot 308 qui vient de me passer sous le nez et qui n’a rien à voir avec le sujet sauf que c’est tout autant scandaleux.

    (désolé)

  5. Yann Moix dit :

    Padre ne suis plus son traitement, padre 308 est allemand (Lunelois en fait mais on s en branle on est hardcore et on viole des tetes de porc). Sinon l autre con Hamilton la, il est vraiment con. C est un peu le JCVD de l ethnopercherie. Mais bon faut parler un peu anglais et lire ses navrantes interviews pour s en assurer.

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