Je suis allé à la Japan expo…

…et c’était marrant.

Promis je n’y retourne pas l’année prochaine.

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la différence entre un bon journaliste et un bon candidat aux concours d’école de journalisme

Je suis tombé sur cet article d’Alice Antheaume sur le blog de Slate qui vous donne quelques conseils pour vous démarquer quand vous passez devant un jury de concours. Ce qu’elle dit est juste :  » Alors quand le jury voit la passion s’allumer dans les yeux d’un candidat quand celui-ci a ouvert un «blog pour s’entraîner», se présente comme «télévore», sait ce qu’est un «live» ou un «flash», twitte pour «voir ce que cela donne», cite un reportage récent qui l’a bouleversé, prend les «gratuits dans le métro parce que cela (lui) donne un aperçu de l’actualité pour pas cher», connaît le chemin du fer du Point ou du Nouvel Observateur comme sa poche, ainsi que l’écosystème médiatique, des pure-players aux chaînes d’information en continu en passant par les matinales des radios, oui, le jury a envie d’y croire. ».

C’est bien beau tout ça mais comme le souligne une internaute dans les commentaires, il n’est pas facile de sortir du formatage de près de 5 ans d’étude pour subitement passer pour un original devant le jury. Et puis « connaitre le chemin de fer du nouvel obs » est censé faire de nous un bon journaliste ? Mouais, j’étais plus enclin à cette époque à connaitre par coeur le chemin de fer de Canard PC ou de Joystick. Disons que le fait de connaitre par coeur le déroulé de l’express fait surtout de vous un candidat mais pas un bon journaliste. Quand à connaitre l’écosystème médiatique des pure player + toutes les matinales + toutes les chaines d’infos continue, ça s’apparente plus à du bachotage qu’autre chose. Bref si vous voulez passer ce concours, suivez scrupuleusement les conseils donnés par cet article.

En revanche, si vous souhaitez devenir journaliste, commencez dés maintenant à écrire des papiers, des interviews et des reportages sur des sujets qui vous intéresse puis diffusez les sur internet, ou bien via des tv ou des radios associations ou bien même à les proposer comme des piges. Car malgré tout ces beaux discours, rien ne vaut la pratique concrète du métier. Ah et si vous répugnez à faire ça gratuitement au début, dites vous que vous gagnez autant qu’un stagiaire sauf que vous au moins vous écrivez sur ce qui vous plaît.

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Le reportage le plus passionnant de ma vie (avec des points d’exclamation dedans)

Avant de commencer ce post j’aimerais rendre hommage à Bernard de la Villardière le mec qui fait des reportages en tenant négligemment sa veste sur son épaule. Tu seras toujours dans mon cœur mec. Sa veste, sa vie, son œuvre ici. En voici quelques exemples édifiants :

Sur un cheval


Tenso


Sur la plage

Contrairement à Bernard, je n’ai pas eu encore la chance de trimbaler mon extraordinaire élégance nonchalante aux quatre coins de la planète. Pourtant mes débuts en tant que journaliste m’ont amené bien plus loin que je ne l’avais imaginé : aux confins de la folie et de la perte totale de la logique et du sens des mots. Aujourd’hui, le traumatisme est encore frais et je me réveille parfois la nuit, hurlant tel un dément cette unique phrase énigmatique : PAS LE POINT D’EXCLAMATION !

Pour comprendre l’origine de cette expérience douloureuse, il faut remonter 3 ans en arrière. J’étais encore un jeune et fougueux journaliste stagiaire qui commençait sa formation en alternance à l’IPJ. Trois semaines dans le mois, je travaillais pour une entreprise que nous appellerons la « rédaction du bonheur ». Il s’agissait d’une petite TPE familiale qui publiait des magazines ultra techniques à destination des directeurs de services informatiques. Je dis « familiale » au sens propre du terme car il faut savoir que le noyau dur de cette boîte (à savoir 4 personnes sur 9) faisait partie de la même famille, ce qui assurait à mes collègues et à moi-même une situation tout à fait saine (cette dernière phrase est une subtile pique ironique, mais vous l’aurez remarqué).

D’après mon boss qui devait avoir un abonnement à Wall Street Institute depuis sa plus tendre enfance, mon job consistait à rendre compte de l’actu « euptoudaite ». Il m’a fallu quelques semaines avant de comprendre qu’il voulait dire le mot update et que ça désignait l’actu brûlante. Bref, je passais les trois quarts de mon temps à rebâtonner du communiqué de presse. Pour les petits loupiots qui ne connaissent pas ce mot, il s’agit de vaguement réécrire un communiqué déjà prémâché pour les journalistes. Autant dire que je passais la plupart de mon temps devant mon écran d’ordinateur à essayer de comprendre ce que j’étais en train de réécrire ce qui est plutôt un comble pour un journaliste soi-disant spécialisé.

Mais la partie la plus fun de mon travail était de rendre compte de la vie des communautés de spécialistes et des groupes d’utilisateurs qui gravitaient autour d’un certain géant de l’informatique. Une fois tous les deux mois je me rendais donc dans les sous-sol cosy du siège de cette grosse multinationale afin d’écrire un « papier d’ambiance » sur ces fameuses réunions de groupes d’utilisateurs. (l’ironie de l’expression « papier d’ambiance » prendra tout son sens dans quelque lignes). La première fois que j’y suis allé j’étais en joie. Après tout il s’agissait de mon premier reportage en tant que journaliste pro et je me voyais comme le Bernard de la Villardière de l’informatique. Et c’est à ce moment que la grande désillusion vint frapper à la porte.

Pourquoi ? Tout simplement parce que je me suis retrouvé pendant plus de 4h dans une petite salle de conférence entouré d’ingénieurs informaticiens de 50 ans spécialisés dans des technologies de gestion de serveurs de messagerie. Oui plus de 4h à écouter des mecs parler d’administration de serveurs à distance, de « reporting », et « monitoring », de stratégies de plafonnement, de gestion de ligne de script ou d’administration de système grâce à des règles paramétrables. Si vous aussi vous ne comprenez pas les dernières expressions dites-vous que c’était la même chose pour moi. Ces réunions étaient comme une mise en pratique sadique de la théorie de la relativité d’Einstein. J’avais l’impression que l’espace temps se dilatait tellement que chaque minute était aussi interminable qu’un épisode de Derrick. Oui, c’est ça, j’assistai, impuissant, à 240 putains d’épisodes de Derrick.

Mais le supplice ne s’arrêtait pas là. Souvenez-vous, l’objectif de cette folle après-midi était de fournir un « papier d’ambiance ». Complètement dépassé par le gloubi boulga qui faisait floc floc dans ma tête j’allai voir ma rédac chef pour plus de précisions.

« Euh tu m’as demandé de faire un papier d’ambiance sur la réunion mais j’ai un problème là. A part deux éclats de rire à la pause café, il n’y avait pas vraiment d’ambiance. »
« te prends pas la tête, tu n’as qu’à faire un résumé de ce qui s’est dit pendant la réunion ».

Et me voilà devant mon clavier, complètement désemparé à reprendre les quelques notes que j’avais prises et regardant les slides powerpoint qui avaient été diffusés sur l’écran pendant 4h. Mes doigts tapaient un texte, mais avait-il vraiment un sens ? Toutes mes phrases sonnaient creux, comme si elles n’étaient que des coquilles vides. Je me demandais qui pouvait prendre son pied à lire un truc pareil. D’ailleurs, avais-je vraiment des lecteurs ? Toute cette histoire n’était-elle pas un simulation, un horrible canular, un cauchemar dont j’allais m’éveiller en sursaut ?

Quelques heures plus tard, le papier était écrit mais au fond de moi, je me sentais sale. Passant ma copie à ma rédac chef, elle me renvoya le fichier quelques minutes plus tard avec une modification qui resta gravée dans ma mémoire. Elle avait ajouté un point d’exclamation dans le titre du papier. Ça donnait un truc du genre :

« Technologie XXXXXserver 2008 : en avant pour une ergonomie améliorée ! »

Non seulement mon article ne voulait rien dire mais en plus j’avais l’impression d’en être satisfait. A ce moment, j’ai eu la révélation de ma vie. Ma rédac chef n’était autre que Ri-Chun-Hui, la fameuse speakerine de Corée du Nord dont la tonalité ultra enjouée m’a toujours filé les jetons.

David-Julien Rahmil

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Les Japonais, un peuple incompris

Si les Japonais n’existaient pas, les baleines et les dauphins seraient plus tranquil… non attendez, c’est pas ce que je voulais dire. On reprend.

Si les Japonais n’existaient pas, il faudrait les inventer (Bravo David, c’est de l’intro de champion ça. Tu peux maintenant aller écrire des reportages pour Capital).

Non content d’inonder notre belle jeunesse de mangas violents et pornographiques ( C’est vrai quoi, Tsunade, le 5eme Okage de Konoa a des nichons bien trop développés pour être honnête (si vous venez de comprendre cette phrase, je tiens à vous dire qu’il est malheureusement trop tard pour vous)) dans le but probable de les corrompre et d’en faire des petits soldats Okatu, ce peuple voue un culte aux robots géants (oui, cette phrase ne semble pas avoir de sens mais si vous dégagez toutes les parenthèses je vous promets que c’est plus facile).

Comme une version Live d’Evangelion se fait attendre, le fier peuple nippon prend les devants et invente donc une exo armure sur le principe d’un outil de dessin dont j’ai oublié le nom.

Une initiative suffisamment cool pour nous faire oublier que les Japonais peuvent aussi être responsables de ça :

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Je suis une putain de feignasse et ma muse est une biatch

Aujourd’hui, presque pas de lol mais un post tout en sensibilité qui me permet d’exprimer mon côté pouffiasse du web.

Alors résumons un peu : deux articles rendus pour le site de Science et Vie Junior, deux autres en cours de réécriture pour le magazine papier, un autre sujet en préparation pour lequel il faut que je trouve de la documentation, un reportage en préparation pour Brain qui va avoir lieu dimanche matin et enfin la préparation d’un gros dossier pour Geek magazine. Oui bon je donne l’impression d’être un méga pigiste qui a plein de taf mais en fait c’est un gros mensonge. Tout d’abord, relativisons. L’ensemble de ces papiers représente environ une masse de quelques centaines de milliers de signes qui vont probablement me rapporter moins que le smic (et encore, réparti sur plusieurs mois parce que là où n’y a pas de retard de paye, il n’y a pas de plaisir). Ensuite, l’ensemble de ce taf est réparti sur plusieurs semaines ce qui me laisse largement le temps de :

A trouver d’autres sujets à proposer
B finir mon travail dans les temps

Sauf que, et c’est mon petit drame perso, je suis une grosse feignasse. En fait pour être plus précis je fais partie de l’espèce des procrastinateurs. Un petit tour sur Wikipédia vous apprendra que ce mot désigne ceux qui n’arrivent pas à se mettre au travail et qui reportent toujours tout au lendemain. Vous voulez une preuve ? Au moment où j’écris ces lignes j’ai deux papiers urgents à traiter et pourtant je n’avance pas dessus. C’est un putain de fléau quand on est pigiste car on doit bien sûr rendre ses papiers à l’heure. C’est d’ailleurs l’un des rares adages de journaliste qui m’est resté de ma formation : « un bon papier est un papier rendu à l’heure » (un conseil aussi avisé et débile que « un bon journaliste est un journaliste qui publie »)

Heureusement, il m’arrive assez rarement d’être complètement à la bourre. D’abord parce je me débrouille pour finir et ensuite parce que mes différents rédac chefs sont sympa et prévoient généralement une date de rendu en avance (oui c’est une des règles secrètes que s’échangent les rédac-chefs entre eux, à savoir, donner une fausse date de rendu en prétextant l’urgence alors qu’ils ont au moins deux semaines de sécurité derrière). Dans les pires des cas il me suffit de gentiment prévenir que le papier aura quelques jours de retard pour avoir le temps de finir.

A bien y réfléchir, mon problème est plus complexe que ça. Je pense que je n’aime pas être à la bourre mais j’aime accumuler du taf. Quand on est en indépendant, c’est toujours rassurant de se dire que l’on a du travail pour au moins trois à quatre semaines. C’est même tellement rassurant que l’on fait tout pour garder cette sensation. Du coup on trouve toujours mieux à faire que de travailler sur ses articles. Le pire c’est qu’à force de regarder des épisodes de docteur Who ou bien de passer une heure à mater du lolcat, notre cerveau refuse de travailler quand on tente de lui mettre un coup de pied dans le fondement. On se retrouve alors comme un con devant sa page blanche en train de se dire « par quoi je vais bien pouvoir commencer ».

C’est ici qu’entre en scène Dame Gamberge, la muse des journalistes. Au lieu de faire son travail correctement en te soufflant à l’oreille le début de ton article qui, cette fois-ci c’est sûr, va te faire gagner le prix Pulitzer (au moins) , cette biatch reste muette, refusant de te céder le moindre chapô pour commencer ton papier. De guerre lasse, je me retrouve à faire les cent pas devant mon texte (comprenez, je laisse Word ouvert et part en direction d’un aspirateur à neurone quelconque comme cette image de pingouin).

Mais ce n’est pas tout. Alors que l’horloge sonne ses 19h30 et que de guerre lasse je m’apprête à éteindre l’ordi histoire de préparer à bouffer, Dame Gamberge émerge enfin de sa sieste et commence à me souffler des trucs à l’oreille. Résultat des courses : une journée à rien foutre et une soirée à écrire sans m’arrêter. Des fois, histoire de corser encore un peu plus la chose, elle me laisse t’endormir pour te réveiller à 2h du mat avec plein d’idées dans la tête qu’il faut ABSOLUMENT noter sous peine de te retrouver comme un con le lendemain.

Bref dans ces conditions il n’est absolument pas étonnant que mes parents me demandent quand est-ce que je vais trouver un travail sérieux. Bon allez faut que je vous laisse et je retourne bosser… Ah tient, y a des promo sympas sur Steam. Why god why !?

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Si le web m’était conté #1 : le caca et le Japon, un saxophoniste sosie de Gunther et le cri Wilhelm

Pas le temps d’écrire de superbes articles polémiques sur Vivolta aujourd’hui du coup je me contente de repomper la meilleur invention du journalisme LOL, à savoir la revue web. Ne rigolez pas, c’est sans doute cet ingénieux système d’articles qui a permis à Titiou Lecoq de bosser pour Slate (en plus de son style d’écriture lolilol et ses angles de papiers originaux)*. Si c’est bon pour elle c’est bon pour tous les blogueurs/pigistes en galère).

Cette semaine nous avons donc le droit à une comparaison parfaitement judicieuse entre un accident nucléaire et un gros caca. Les Japonais sont vraiment un peuple étonnant.

Une vidéo qui me rappelle ça.

Dans un autre registre, en France, on fait aussi du lol remix et on crie aussi son amour à Wilhelm.

Enfin, « he’s the hero Internet deserves », voici Sergio, A.K.A. Sexy Sax Man, un mélange improbable de Gunther (pour la coupe de cheveux et la moustache crypto gay et d’un saxophoniste (tout le reste)

De rien

* Non ce n’est pas de la lèche gratos pour Titiou, j’aime vraiment ce qu’elle fait. Pour les jeunes aspirants journalistes vous pouvez même vous inspirer d’elle puisqu’en fait Titiou a commencé son blog comme toutes les filles de l’Internet, c’est à dire, en racontant sa vie amoureuse qui à cette époque était visiblement merdique. Du coup voilà un excellent pro-tip pour tout ceux qui veulent commencer une carrière de journaliste indépendant.

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En fait R2D2 portait des couches

La preuve :

Voilà comment on viole l’innocence d'un geek.


Tiré de cette fabuleuse page exposant 110 photos ultra rares de Star Wars.

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